Les objets et vêtements de la collection forment un ensemble de près de 600 pièces qui n’ont pas toutes appartenu à l’abbaye.


En effet,
une partie de la collection a été récupérée par l’Abbé Georges Baud, Prêtre de la paroisse d’Abondance entre 1977 et 1992 auprès de ses collègues des paroisses voisines (dont Bonnevaux, Vacheresse, Douvaine, le monastère de la Visitation de Marclaz, Habère Lullin ; Meillerie ; Chamonix, etc…). Pendant longtemps, c’est donc la paroisse d’Abondance (le Père Baud et quelques jeunes de la vallée), qui se sont occupé de la collection et qui la présentaient aux visiteurs souhaitant en avoir un aperçu.

Mais depuis quelques années, c’est
la commune qui a la charge de cette collection : un travail d’inventaire et de concervation a été entrepris par les agents du patrimoine. Des salles d’exposition ont été aménagées dans l’ancien monastère. Aujourd’hui, la commune, en lien avec la Commission Diocésaine d’art sacré d’Annecy, continue de prendre en dépôt des objets ou vêtements que les paroisses lui confient.
Cette collection est aujourd’hui le fruit d’une collaboration entre la commune et l’Eglise, l’une mettant des locaux à disposition pour la collection et se chargeant d’engager du personnel pour s’en occuper. L’autre qui a récolté et donné de nombreuses indications nécessaires aux divers travaux entrepris par les agents communaux.

Ainsi se côtoient
250 vêtements liturgiques et plusieurs pièces d’orfèvrerie, tableaux, statues, livres, reliquaires…, datées du XVème au XXème siècle. Ces 500 ans de confection des vêtements ou de fabrication des objets permettent de comprendre l’évolution de l’art sacré concernant le choix des matériaux, les « goûts » de l’Eglise et les techniques employées au travers des siècles.

Au moment de la collecte réalisée par le Père Georges Baud,
les paroisses du canton ont souhaité mettre à l’abri certains de leurs objets ou vêtements liturgiques.
Ainsi,
Vacheresse va confier 3 tableaux du XVIIème siècle représentant Saint-Claude, Saint-Bernard de Montjoux, Saint Antoine abbé.
Bonnevaux confiera des tableaux et des chasubles. L’une d’entre elles présente un orfroi qui a été daté du XVIIIe siècle, sur lequel apparaît un ange et les instruments de la passion.