L’église


Construite dès la fin du XIIIème siècle,
l’église abbatiale Notre- Dame de l’Assomption rappelle la période de splendeur et de rayonnement spirituel connue au Moyen- Age par l’ abbaye d’Abondance dont la renommée et l’influence dépassaient largement les frontières de la vallée d'Abondance.

L’église, dont le chevet orienté dévoile toute la puissance de l’édifice, fût l’objet d’un programme de restauration entre 2002 et 2006 financé par l’Etat, le Conseil Général, la commune, le FNADT et des fonds européens.
Ont été restaurés les décors en « trompe –l’œil », oeuvres de Casimir Vicario en 1846- 1847. Cet artiste est aussi celui intervenu à la Cathédrale de Chambéry, à la Collégiale de Sallanches, ou encore à Saint- Pierre de Curtille près de Hautecombe...
Le Cloître



D’architecture gothique,
le cloître de l’abbaye d’Abondance est aujourd’hui un site exceptionnel en matière d’art religieux. Outre les sculptures taillées dans la molasse (grès calcaire tendre à travailler), offrant de belles proportions, le cloître fût peint au début du XVème siècle, en l’honneur de la Vierge Marie.

Si
les cloîtres peints ne se comptent plus en Italie, ils restent rares et exceptionnels en France. Abondance ayant été au cœur de l’Etat de Savoie, l’abbaye reçut sans doute la visite d’un atelier d’artistes piémontais autour des années 1430 afin de décorer les murs de cette cour carrée, en général réservée aux moines.
Habitée par des chanoines de Saint- Augustin , l'abbaye avait l’habitude de recevoir des pèlerins ou des voyageurs; les peintures murales pourraient être ainsi considérées comme une bande –dessinée religieuse à l’usage des chanoines mais aussi à celui de leurs visiteurs.
Sur la vingtaine de peintures qui ornaient autrefois les murs du cloître, seules six ont subsisté, quatre autres sont très altérées. D’influence « italienne », les peintures expriment les codes de pensées de ce début du XVème siècle, qui fût, dans le Duché de Savoie, une période d’apogée tant au niveau géographique, que social ou encore économique. Les peintures murales sont donc considérées comme de véritables témoignages de cette époque.
Le monastère

Les bâtiments conventuels (hôtellerie et logement des convers, salle du chapitre et infirmerie, cellules, cuisine et réfectoire) forment un U autour du cloître et ont été vendus aux enchères comme bien national à la fin du XVIIIème siècle.

L’aile « ouest » (ancienne hôtellerie des chanoines) est réservée aux prêtres qui se succèdent à Abondance. Cette aile est d’ailleurs, tout comme la partie sud du monastère, la propriété de la commune depuis le XIXème siècle. Le rez-de-chaussée de ce monastère, autrefois réservé aux seuls religieux (ancienne cuisine, réfectoire…), est aujourd’hui affecté aux services administratifs de la commune (mairie, salle de réunion…). A l’étage, plusieurs cellules sont rattachées au presbytère, les salles de la Tour de l’abbé sont réservées à des associations tandis que le chauffoir et une cellule accueillent une partie de la collection d’art sacré. Quant à l’aile « est » (contenant autrefois l’ancienne infirmerie et la salle du chapitre), elle est réservée à un usage privé depuis le XIXème siècle.
Dans les années 1980, des plans de l'abbaye (réalisés par Bernard Maxit) ont été publiés afin de montrer l'évolution des bâtiments au travers des siècles!

Consultez : -
le plan actuel -
la reconstitution des bâtiments -
et la légende des plans de l'abbaye!